Ce que le papillon nous enseigne

La chenille : vivre pleinement une étape

La chenille ne cherche pas à voler. Elle mange, grandit, s'enracine dans sa fonction du moment.

La chrysalide : accepter l'invisible

Extérieurement, rien ne semble se passer.

Intérieurement, tout disparaît.

Les biologistes montrent que, dans la chrysalide, une grande partie des tissus de la chenille se désagrège avant que de nouvelles structures ne se forment. Ce n'est pas un simple ajout : c'est une profonde réorganisation du vivant.

Le papillon : devenir ce que l'on portait déjà

Le papillon n'ajoute pas des ailes à une chenille.

Il révèle une possibilité qui était présente dès l'origine.

Les ailes : une autre manière d'habiter le monde

La chenille avance en rampant.

Le papillon se déplace dans une dimension nouvelle.

Le monde est le même.

Le regard, lui, a changé.

La métamorphose ne peut être précipitée

Aucun papillon ne sort avant l'heure.

Si l'on ouvre la chrysalide pour "l'aider", il ne pourra souvent pas développer correctement ses ailes, car l'effort nécessaire pour s'extraire participe à leur déploiement.

Et si chaque étape de la vie possédait sa propre intelligence ?

Que se passe-t-il lorsque nous voulons déjà vivre la suivante avant d'avoir pleinement traversé celle-ci ?


Que nous arrive-t-il lorsque tout ce qui semblait nous définir commence à se défaire ?

Et si ces moments où nous ne savons plus qui nous sommes n'étaient pas des fins, mais les prémices silencieuses d'une autre naissance ?


Et si la transformation ne consistait pas à devenir quelqu'un d'autre ?

Et si elle invitait plutôt à révéler ce qui était déjà présent, en attente d'éclore ?


Le monde change-t-il réellement... ou est-ce parfois notre regard qui se transforme ?

Que devient la réalité lorsque notre Conscience apprend à l'habiter autrement ?


Et si certaines épreuves n'étaient pas là pour nous arrêter ?

Et si elles participaient, elles aussi, à l'œuvre discrète de notre transformation ?

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