Qu'est-ce qui m'a conduit à fermer une porte ?

Puis une autre.

Qu'est-ce qui a inspiré ces gestes ?

Quelle intention les habitait ?

Était-ce simplement une décision arbitraire, destinée à empêcher l'abeille d'accéder aux différentes pièces, ou y avait-il, sans même que j'en aies pleinement conscience, une intelligence à l'œuvre ?

Et finalement, qu'a permis la fermeture de ces portes ?

Qu'est-ce qui s'est rendu possible grâce à elles ?

À cet instant, la Vie m'enseignait quelque chose.

En fermant ces portes, je n'ai pas privé l'abeille d'un espace : je l'ai guidée. J'ai écarté les chemins qui ne la conduisaient pas vers l'endroit le plus juste pour elle, afin de lui laisser la possibilité de trouver celui qui lui convenait véritablement.

Peut-être la Vie agit-elle de la même manière avec chacun de ses enfants.

Certaines portes se ferment, non pour punir ou pour priver, mais pour orienter, protéger et conduire l'être vers ce qui lui est le plus juste, le plus vivant, le plus profondément accordé à son chemin.

Les portes qui se ferment sont rarement des refus. Elles sont souvent des gestes silencieux de la Vie, qui, avec une sagesse plus vaste que la nôtre, nous accompagne vers l'endroit où nous sommes appelés à éclore.